Défi Burda d’août

Pas de pause estivale pour le défi Burda ! J’ai trouvé ma robe préférée pour cette saison :

Modèle rétro 121, Burda n°247 07/2020, taille 34. Viscose Tissu Choc, bouton de mon stock. Les chaussures de marche, c’est pour montrer qu’une séance photo dans un bel endroit, ça se mérite.

Je n’ai pas cousu les pinces de taille du corsage (sans quoi j’aurais du coudre la taille 38 pour rentrer dans la robe). Au niveau des épaules, cette taille me convient mieux.

Comme je n’ai pas cousu les pinces, je peux me passer de la fermeture éclair pour rentrer dans la robe. Voila ce que cela donne :

Pour cintrer tout de même la robe et retrouver l’allure retro du modèle, j’ai cousu une ceinture, sur le même modèle que cette robe du défi burda du mois de juin 2019, que je porte très souvent.

Le bouton ferme bien l’encolure, parfaitement décolletée à mon goût.

Je me suis prise de passion pour cette robe (un modèle est en hacking, pour être publié bientôt…). C’est un modèle des années 1950 que je trouve révélateur des changements économiques dans la confection des vêtements.

En voyant ce modèle la première fois, il m’a furieusement fait penser au modèles de robe-tente à fronces qu’on adore en ce moment. J’en ai déjà cousu plusieurs : Erin, Marthe, Lucie, et ce n’est pas fini…

Ces modèles sont une simplification des robes des années 1950. Prenons par exemple la jupe : dans le modèle actuel, c’est un simple rectangle de tissu froncé. Les fronces c’est toujours un peu délicat, mais c’est très rapide comparé à la jupe du modèle rétro de burda, faite de 14 rectangles et de 14 quilles assemblées l’une après l’autre.

Le motif que j’ai choisi est discret, on ne voit pas l’alternance des pièces. On le voit mieux sur le modèle original :

Image hébergée par servimg.com

Le choix de mon tissu est d’ailleurs une petite déception : je n’ai pas trouvé la viscose à rayures que je voulais dans mon stock pléthorique. Je me suis donc rabattue sur ma viscose à petit motif mais je pense qu’un tissu à rayures permet de coudre une robe plus originale. De même, je recommande un tissu léger afin de ne pas trop alourdir la jupe, qui nécessite beaucoup de tissu.

Je n’ai d’ailleurs cousu que 12 rectangles et 12 quilles à cause du métrage de mon tissu. Mon coupon de trois mètres n’en faisait finalement que 2,70m (ça m’apprendra à ne pas mesurer les tissus que j’achète). En diminuant le nombre de quilles, c’est passé dans mon métrage. Le montage est un peu long mais très facile.

L’assemblage des rectangles et des quilles, version années 1950, est clairement plus seyante que la version à fronces d’aujourd’hui. Alors pourquoi l’assemblage en quilles est-il considéré comme moins moderne qu’un simple morceau de rectangle froncé ?

Vous avez une idée ??? Essayez d’imaginer le temps que j’ai passé à monter des 14 quilles et 14 rectangles, et transformez ça en coût si on doit le fabriquer en usine…

Deuxième point important du patron : les emmanchures.

Dans le modèle années 1950, les emmanchures sont coupées à même (ou manches kimono).

Tout le monde a déjà cousu des manches kimono qui laissent voir les sous-vêtements et/ou une grande partie de l’anatomie si on n’en porte pas… C’est ce type de manches qui est moderne aujourd’hui.

Pourtant, il existe une technique de montage des manches qui permet de conserver ce type de manches kimono, très confortable et simple à couper, mais pour en faire des vraies manches, tout en gardant la confidentialité de nos seins : c’est le gousset de manches.

Je ne l’ai jamais vu que dans des modèles Burda. J’en ai déjà cousu pour un modèle en jersey : je pensais que c’était uniquement pour le confort (à revoir ici). Et bien non, ce n’est pas pour le confort : c’est juste la seule manière de pouvoir coudre des manches coupées à même. Dans le blog Les points d’inspiration on trouve un article qui montre ce montage.

On le voit le gousset, un pentagone de tissu, sur le dessin technique

Alors, pourquoi ce type de montage, finalement aussi long que le montage des manches tailleur, mais plus technique je pense, est devenu vintage ? Une question de coût dans le cadre d’une industrie textile capitaliste ? Nooooon, encore ma mauvaise langue…

Allons plutôt voir les merveilles cousues par les copines ! Comme d’hab’, si j’ai oublié quelqu’une, n’hésitez pas à me le signaler :

SB Créations 

Fifi Brin de fil

Pepitas Créations

Cilousew

Morgane

Anne Laure

Grain de pelote, car un défi de juillet en retard peut bien compter pour un défi d’août !

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7 Comments

  1. Vraiment magnifique cette robe
    Si jamais j ai publié une petite cousette pour le défi.
    Une très bon mois d août à toi et ta famille

  2. Jalyla

    Ta robe est magnifique. J’attendais de voir le résultat porté et le retour sur les difficultés rencontrées. Est ce que les goussets sont faciles à coudre? J’adore ce style. Bravo

  3. Mamette

    Petit scoop, j’ai vu la robe en vrai, elle est encore plus époustouflante que notre Zélie veut bien le dire…. Je demande instamment à voir une deuxième version en tissu rayé 😉

  4. Caroline D

    Article passionnant et … révélateur ! Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, je comprends mieux maintenant… alors vive la couture ! J’en profite pour remercier pour ce défi Burda , que je suis assidûment!

  5. couleur myrtille

    Mais quel boulot !!! Le résultat est magnifique et cela en valait la peine. Ce style rétro te va merveilleusement bien 💕

  6. Cécile Jacob

    Magnifique !! Encore plus jolie que le modèle ! ( ce doit être les baskets) 😘

  7. Superbe robe longue ! Et quel boulot, bravo Zélie !

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