Le blazer Simplicity

Avril 2020.

Au début du confinement, Bluprint a laissé un accès libre à ses cours pendant plusieurs semaines, notamment celui-ci : Sew the Velveteen Blazer par K. D. King, qui permet de coudre le blazer Simplicity 8697.

Simplicity 8697 Patron de couture pour vestes et costumes AA

Blazer dont le patron se trouve dans le Tendance Couture n°36 de janvier 2020, le seul magazine de couture disponible chez mon buraliste en ce mois d’avril, avec Burda que j’ai déjà bien sûr, dans ces temps de restrictions soviétiques liées au confinement.

Image hébergée par servimg.com

Le patron, le cours gratuit, un confinement forcé, une envie de coudre un blazer depuis plus d’un an et la secrète envie de tenter le CAP tailleur… Allez, go !

J’ai trouvé plusieurs réalisations sur la toile : ce blazer est hyper oversize. J’ai donc cousu la taille en-dessous : 32-34, et c’est déjà suffisamment oversize.

Le lainage est un de mes tissus trésor, un lainage pure laine magnifique… tellement trésor d’ailleurs qu’il m’a fallut repriser la laine en deux endroits, avant même de coudre mon tissu neuf.

Et puis j’ai pris un véritable cours de couture : comme quoi, un·e bon·ne enseignant·e reste irremplaçable.

Première leçon : le canvas (traduction introuvable : c’est la triplure je pense).

Au lieu de thermocoller les devants et le dos, j’ai coupé une triplure, bâtie puis cousue sur le lainage. J’ai choisi du lin, pour le luxe de l’ouvrage.

Lin rouge de chez Couture lin.

Le devant de cette triplure est très travaillé (et encore, je n’ai pas tout suivi comme dans le cours, j’ai simplifié quelques étapes importantes).

Pour commencer avec le travail de cette triplure, la pince n’est pas cousue en pliant le tissu, mais elle est cousue à plat.

D’abord, on pique sur la ligne de la pince, puis on coupe à ras de la couture.

Ensuite, on rapproche la pince bord à bord et on bâtit sur un morceau de lin placé en dessous (qui dépasse en haut sur le photo).

On pique ensuite avec un point arrondi : la pince est cousue, sans aucune épaisseur supplémentaire.

Alors, ça t’en bouche un coin ! (Comme ma passion pour le repassage, j’imagine…)

Et ça, c’est juste une seule étape, pour une seule pièce ! Le cours dure plus de trois heures, j’ai regardé certains passage plusieurs fois : il m’a fallu quinze jours pour venir à bout de ce morceau de couture.

Et les têtes de manches… on en parle des têtes de manche ?

Il n’y a pas que des épaulettes dans cette tête de manche miraculeuse ! J’ai rajouté ce morceau de flanelle pour réaliser un shoulder pad. Il mesure 10*28 cm, plié en double, puis à nouveau plié en deux (en laissant 1 cm de différence entre les deux bords coupés). Ensuite : couture en zigzag à 1 cm du bord de pliure, que l’on replie encore une fois et que l’on repasse afin d’obtenir l’arrondi de l’épaule.

La pliure repassée est posée sur la ligne de couture et cousue à la main.

Ca donne cette épaule de déesse, wonder woman et business boss de folie réunies…

La coiffure de confinement c’est cadeau.

Je n’ai pas cousu la fente dos.

Par contre j’ai bien cousu les fentes de manches, puis cousu les boutons à travers toutes les épaisseurs sans faire les boutonnières.

Le patron d’origine ne prévoyait pas de doublure, mais le cours propose d’en rajouter une : patronage, aisance, couture, rajout d’un passepoil…

Doublure : viscose noire de Tissu de rêve.

La pose du passepoil se fait sans épinglage, sans bâti, ajusté au fur et à mesure du passage sous le pied de la machine.

Enfin, le choix du bouton m’a pris infiniment plus de temps que la confection de la boutonnière.

Bref, j’ai pris un cours de couture tailleur confinée.

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5 Comments

  1. Jalyla

    Superbe, j’aime beaucoup ce tissu et la réalisation est digne d’une pro… bravo

  2. Bravo ! Super projet pour le confinement (ou pour toujours remarque). J’ai pris les 3 cours d’Alison Smith sur la couture tailleur sur Bluprint mais je vais me faire celui là aussi du coup ! Merci pour le partage.

  3. Mamette

    Formidable, et quel boulot !
    Les épaulettes sont de retour… depuis les années 70
    Ah la mode !!!

  4. Dis donc, quelle technique de pro!!
    La pince cousue bord à bord, jamais entendu parler de ça auparavant !
    Les épaulettes, pareil. J’avais vaguement connu, (mais jamais appliqué) les cigarettes d’épaule, mais là, c’est encore une pointure au-dessus.
    Dis moi, les cours sont comment ? Enregistrés, on peut s’y reporter comme et quand on veut ? Ce n’est pas en anglais, j’espère.

  5. Karine Sornay

    Alors là…. les pinces à plat…. je dis ” Madame” ! 😉
    grosses bises

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